C’est pour se faire entendre que trois d’entre eux Bwin, Betclic et Unibet, ont décidé de s’unir et de créer l’Association des opérateurs de jeux en ligne internationaux (Ajeli). Ces trois acteurs importants en Europe sont parfaitement conscients de ne pas faire le poids en France face à la Française des Jeux et au PMU qui détiennent le monopole sur notre territoire. Et c’est pour parler « d’une seule voix pour défendre une ouverture efficace et juste du marché auprès des pouvoirs publics » qu’Isabelle Parize, la Directrice Générale de Mangas Gaming et propriétaire de Betclic, justifie la création de cette association dont elle sera la Présidente.
A ce jour, aucun grand nom de groupe de casino en ligne n'a rejoint cette association
Les trois membres de cette dernière sont candidats à l’obtention de l’agrément délivré par l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL). Ils veulent que l’Ajeli puisse veiller à ce que l’ouverture du marché soit équitable, qu’il n’y ait aucun passe-droit et que les joueurs puissent choisir leurs opérateurs dans le respect des règles de concurrence, sans pour autant négliger le respect du jeu responsable.
Les casinos veulent de leur côté faire entendre leurs mécontentements. Deux députés-maires Etienne Blanc et Daniel Fasquelle s’inquiètent pour l’avenir de leurs établissements de jeux et ont présenté l’Association des parlementaires et des élus des villes de casinos (Apevica). Par ce biais ils veulent alerter les pouvoirs publics et montrer l’état financier préoccupant dans lequel se trouvent certaines maisons de jeux. Alors que ces casinos ont dû faire face à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, à la crise, ils sont à présent confronter à l’ouverture du marché en ligne qui risque d’être la cause d’une nouvelle baisse de fréquentation. Ils devront une fois de plus innover pour se démarquer.
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