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L’année 2010 s’annonce morose pour les casinos

Les casinos affichent des résultats décevants pour l’année 2008-2009. Le produit brut des jeux a baissé de 2,3 milliards d’euros, ce qui ne fait qu’aggraver la situation difficile qui frappe les établissements de jeux depuis deux ans. L’interdiction de fumer dans les lieux publics a été la première raison de la diminution du taux de fréquentation des casinos. Tous les fumeurs qui ne pouvaient dissocier jeux et cigarettes ont déserté ces lieux, ce qui a leur a causé un énorme préjudice. Pour garder cette clientèle, les dirigeants des maisons de jeux n’ont pas lésiné sur les investissements en aménageant des espaces de jeux spécialement conçus pour cette catégorie de joueurs.

A cela s’est ensuite ajoutée la crise économique qui a eu un très grand impact sur les casinos. Avec la fermeture de certaines grandes enseignes, beaucoup de français se sont retrouvés sans emplois. De ce fait, toutes les dépenses inutiles ont été supprimées. Par conséquent, le taux de fréquentation des établissements de jeux a très nettement diminué. Là aussi les propriétaires des casinos ont une fois de plus misé sur l’investissement de nouvelles machines à sous dont les mises sont très minimes. Ils espèrent ainsi attirer cette nouvelle catégorie de joueurs qui veut se divertir sans dépenser trop. Mais l’horizon reste pourtant très sombre pour les établissements de jeux en raison du développement considérable des sites de jeux en ligne illégaux et de la très prochaine ouverture à la concurrence. Les postulants à la fameuse licence qui les autorisera à exercer en toute légalité n’est pourtant pas si facile à obtenir. Il faudra répondre à un cahier des charges spécifique qui permettra d’obtenir cette licence qui sera délivrée pour une durée de cinq ans renouvelable et qui sera délivrée par l’Autorité de Régulation des Jeux En ligne (ARJEL).

L’année 2010 s’annonce donc difficile même si l’Etat a pourtant accordé des remises fiscales aux établissements de jeux. Certains grands groupes ont dû renoncer à la construction de casinos alors que d’autres se sont vus contraints de licencier une partie de leur personnel.

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