L’installation d’un casino dans une commune est très rentable. Outre le fait que cela signifie de très belles rentrées d’argent en terme de prélèvement, elle est source de création d’emplois, non seulement au niveau de l’établissement de jeux mais également au niveau des commerces alentours. C’est la raison pour laquelle à Saint-Trojan-Les-Bains une véritable mobilisation s’est opérée afin de soutenir la construction prochaine du casino.
Que ce soit les commerçants, les producteurs ou les artisans, tous ont signé la pétition qui a récolté quelques 1 808 signatures. Le Président de l’association Cap Saint-Trojan, François Bargain, qui a officiellement remis le manifeste au maire, Pascal Mossicot estime que «c’est un projet crucial pour l’avenir de son village, très enclavé, limité dans son développement sur un territoire occupé en grande partie par la forêt ». Ce projet sera certainement difficile à défendre dans la mesure où les établissements de jeux évoluent actuellement dans un contexte économique préoccupant. En effet, depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics au 1er janvier 2008, la crise économique actuelle, et l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne prévue probablement pour l’été 2010, les casinos ont dû innover afin de démarquer leurs établissements. Ainsi, des lieux adaptés aux fumeurs ont été créés au sein de ces maisons de jeux, des machines à sous avec des mises minimes ont été installées et certains casinotiers ont mis en place de gros jackpots. C’est le cas du casino Partouche qui a créé l’évènement avec son Mégapot qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois puisque les gains concurrencent ceux des loteries nationales.
Le maire de Saint-Trojan-Les-Bains voit pourtant dans la création de ce casino une très belle opportunité pour sa commune qui pourra attirer de nombreux touristes. Tous les éléments mettant en avant l’intérêt économique mais également collectif sont venus renforcer ce troisième permis qui doit faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal Administratif au cours du premier trimestre 2010. Cette requête, dont le préfet sera informé par courrier, espère trouver une issue favorable.
